vendredi 17 mars 2017

16/ l' USAT Liberty à Bali


Au départ d' Ubud : cap encore vers l'Est, jusqu'à la mer.



Nous sommes sur la cote de Tulamben, et voici le volcan dont l'éruption en 1963 fit (re)basculer dans la mer l'épave du navire militaire américain USAT Liberty qui était échouée sur la plage, depuis son torpillage par un sous-marin japonais en 1942 !



... pour la plus grande joie des plongeurs !



















Ici les bouteilles de plongée (ou blocs) sont portées par ces femmes, sur la tête, comme des africaines.






Les garçons vont se mettre à l'eau pour aller voir l'épave.


















Le second moniteur nous abandonnera très rapidement et nous qualifiera d'un air sincère, à notre retour, de "very good divers", ces compliments vont directement à Patrick, Cyril, Caroline et Jean-Michel qui ont formé Joachim et Alexis ces étés derniers !








Nous n'avons pas pris ces photos, mais voici (trouvées sur internet) des images de l'épave qui correspondent exactement à ce que nous avons vu.















Avec des poissons comme ceux-ci, et beaucoup d'autres aussi colorés, par moments on se croyait dans un acquarium !

Cette faune tropicale est visible en plongée, mais on peut très bien en profiter en masque et tuba depuis la surface. Les poissons sont tellement habitués aux plongeurs qu'ils ne sont pas farouches et s'approchent volontiers de nous.







Et autour, dans le sable : des vers de terre d'au moins 20 à 30 cm qui sortent pour se nourrir et se rentrent dans leur trou lorsqu'on s'approche comme s'ils nous voyaient !!

Merci à Cyril qui m'a ensuite appris qu'il s'agissait d' hétérocombres !



















Cet après midi les cours reprennent dans un cadre franchement exceptionnel ! Sous un balé, en bord de mer.


Ce moment permet aussi de transmettre aux garçons l'histoire de l'Indonésie, et la proximité du Liberty oblige, un regard particulier sur l'occupation japonaise durant la seconde guerre mondiale.





Le balé : petite construction traditionnelle balinaise, le plus souvent dans les jardins, servant à se reposer ou à boire un thé, au vent et à l'abri du soleil. On retrouve le même principe dans quelques pays d'Asie.

Les livres qui nous accompagnent sur l'archipel indonésien :
"sang et volupté à Bali" de Vicki Baum,
"Manger le vent à Borobudur" de Olivier Germain-Thomas




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Pour les amateurs et amatrices , le sékoisa du jour :
qui tente sa chance ??





à prestu les amis, bientôt nous repartons vers le sud de l'île, vers Kuta et Ulu watu....




mardi 14 mars 2017

15/ Ubud, Bali


Deuxième partie de notre trip : Bali.
Ces derniers mois, à l'évocation de notre voyage, beaucoup de personnes réduisaient l'Indonésie à l'île de Bali. Nous avons quitté une certaine Indonésie à Java, nous découvrons une autre Indonésie à Bali.


 

Nous avons quitté Java la musulmane pour un monde hindou, où la journée n'est plus rythmée par les chants envoûtants des muezzins. On sent ici un niveau de vie un peu plus élevé, des routes en meilleur état, une population très commerçante, une vie moins rude et tournée vers le tourisme, une recherche esthétique et décorative permanente, beaucoup, beaucoup plus d'occidentaux ... et donc moins d'authenticité qu'à Java ... 

Nous choisissons comme premier point de chute la ville d'Ubud, présentée comme le coeur culturel de Bali. Mais le centre ville ne correspond plus à la description enchantée que nous en ont fait des voyageurs qui la découvraient il y a 20 ou 30 ans. Aujourd'hui le centre d'Ubud est un étrange mix entre une zone commerciale de luxe d'aéroport et un marché au puces. Heureusement les très nombreux petits temples, dans lesquels de magnifiques petites offrandes de fleurs sont déposées chaque matin, font perdurer l'âme de Bali et on finit par oublier les sollicitations de taxi, de vendeur, de masseurs, de restaurants ... 





Le palais d'Ubud où loge toujours la famille royale et le Puri Saren Agung,


sont actuellement en rénovation. On s'en réjouit pour le patrimoine de cette citée.













Dans la région d' Ubud, le temple hindouiste de Gunung Kawi ...


  ... où il faut se verser de l'eau sur la tête avant d'entrer ! Nous respectons bien sur comme toujours les traditions.




On sait peu de choses sur ces tombeaux de la dynastie royale balinaise, construits il y a 1000 ans.














Mais son emplacement au milieu des rizières et des bananiers lui donne une atmosphère de cité perdue digne d'une aventure de Tintin !




















Un peu plus loin dans cet autre temple hindouiste de Tirta Empul, des fidèles viennent tous les jours se baigner et s'asperger d'eau dans ce bassin sacré.








L'hindouisme a suivi sa propre évolution sur Bali. On retrouve des éléments très connus de la mythologie hindoue, mais on est bien loin de ce qui se pratique à Bénarès. C'est un bon exemple d'adaptation !!



Les courtes tenues occidentales ne sont pas adéquates pour la visite des sources du Tirta Empul. Comme dans tous les autres temples on nous prête gentiment et gratuitement de superbes sarongs à l'entrée.











Une après midi au milieu du Musé Puri Lukisan, qui abrite un excellent échantillon des écoles d'art balinaises :















































Une rizière en terrasse, à Tampaksiring (centre de Bali).
















Mais la splendeur du coin reste sans conteste le Pura Taman Ayun :


Sanctuaire principal du royaume de Mengwi, construit en 1634.





























Mais tout cela ne nous ferra pas oublier au retour les cours de fin d'après midi.















Je n'oublie pas de saluer Béa qui a deviné quelle était la substance étrange présentée dans le sékoisa du précédent post; c'était effectivement du pain de mie ... vert fluo ! J'ai eu du mal à le croire, mais oui ! ça existe, (et il a le même gout que le blanc).




le dicton du jour :
"le voyage est un retour vers l'essentiel" (proverbe tibétain)


dimanche 12 mars 2017

14/ Tout à l'Est de Java


Salamat soren !

Après un passage dans la ville de Malang (à l'Est de Java) qui nous permet de ...




... faire des courses au magasin Sarinah, "oh les belles chemises batik, allez je m'en prends une" !! ...











... et de profiter encore un soir de notre resto coup de coeur "le cheese bury" (bouffe javanaise ou occidentale et concerts live) ...




















L'heure du départ sonne de nouveau. On monte dans le train du soir, direction ...
















Banyuwangi,
ville côtière d'où on aperçoit l'île de Bali, toute proche. Mais cela fera l'objet d'un prochain post.














Ici dans l'Est de Java, comme dans beaucoup de pays d'Asie traditionnels, les hommes portent le pagne, appelé aussi sarong.

















Vendredi , midi pile ! C'est l'appel à la prière à ne pas rater pour ces fidèles sapés comme des princes pour l'occasion, qui partent pour certains avec leur tapis sur l'épaule.














On en profite pour déguster nos nouilles-poulet frits sur la place centrale, en entendant le muezzin chanter ....












... puis visiter ce petit temple chinois !! 











Cette petite tour à balconnets me rappelle étrangement Hué (Viet Nam)







Ce bouddha doit avoir bon appétit !!!















On est fou de leurs petits lampions .... 




et de leur déco totalement kitsh mais si adorable !






















Banyuwangi constitue aussi notre point de départ vers un second Volcan : l' Ijen.
















On se relève donc à 1 heure du matin ... un peu de voiture ... une marche de plusieurs kilomètres en rude montée dans la nuit ... et c'est une petite déception car trop de brume et des conditions météo défavorables, ne nous ont pas permis de voir les flammes bleues provenant de la combustion de certains gaz.











Par moment les émanations chargées en souffre peuvent rendent l'air irritant, pour plus de sécurité il vaut mieux porte des masques.
(oui, oui, "Je suis ton père")














Mais au lever du jour, vers 5 heures, nous pouvons voir les ramasseurs de souffre qui descendent dans le cratère de l'Ijen, munis de paniers. Le souffre, sous forme de blocs cristallisés qu'ils remonteront, servira à la fabrication de cosmétiques, de médicaments et d'insecticides.














Cet ouvrier a remonté ces blocs de souffre extraits du cratère de l'Ijen. Son salaire est dérisoire, et sa santé va subir le contrecoup de ce dur métier : fatigue physique et exposition répétée au vapeurs irritantes. De vrais forçats, dignes de Germinal.












Puis c'est l'heure de redescendre vers Banyuuwangi. Le jour se lève sur un ancien volcan, voisin de l'Ijen ... une vue dans la brume à couper le souffle.




Durant notre descente on aperçoit ce gibbon en train de se réveiller et qui doit se dire que tous ces hommes qui montent et descendent doivent être fous !





On a ainsi traversé toute l'île de Java, que je quitte à contre-coeur. Et hop, on monte dans un ferry direction Bali !




















Pour terminer ce post, voici le sékoisa du jour !! Isabelle D., Flo et Béa ont relevé le dernier défi;  à qui le tour de deviner ce qu'est cette substance ? bon courage !!




Les prochaines images de Bali pour un prochain post !

A prestu les amis !